Ndongo Lo toujours dans le cœur des sénégalais / Emedia

Ndongo Lo toujours dans le cœur des sénégalais

Par Babacar Mbaye

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Il y a 17 ans, jour pour jour, que nous quittait le chanteur Ndongo Lô. C’était le dimanche 16 janvier 2005. Malgré le temps qui passe, il est toujours dans le cœur des mélomanes.

Ndongo Lô a conquis le cœur des Sénégalais avant d’être vaincu par la mort. Le chanteur de Pikine a vécu 30 ans sur terre avant de passer à l’autre rive. Il est certes parti à la pointe des pieds, mais sa vie sur terre n’a pas été vaine. En si peu de temps, il réussit, avec brio, à imprimer son nom en lettres d’or dans les annales de l’histoire de la musique sénégalaise.

Le natif de Pikine a été révélé au grand public à la suite de sa participation remarquable et remarquée à l’album de Pape Ndiaye Guewel, percussionniste à l’époque de gloire du Super Diamono. Sur un seul titre dédié au percutant batteur, il avait fait l’unanimité sur son indéniable talent. Adopté très vite par les mélomanes, il a, un an plus tard, révélé son grand talent en mettant sur le marché « Ndortel (Ndlr : le début) ». C’était en 2001. Deux ans plus tard, il signe sa confirmation en enregistrant son second opus titré « Tarkhis » au grand bonheur de ses fans. Il ne s’arrête pas en si bon chemin. Pétri de talent et déterminé à être parmi les meilleurs, il enregistre « Aduna ».

Malheureusement, c’était son dernier album et ce fut une prémonition. La grande faucheuse l’a arraché à l’affection de ses proches, parents et fans. Comme d’illustres icônes disparues à la fleur de l’âge à l’instar de James Dean ou Jimmy Hendrix, un mythe s’est aussitôt construit après sa mort et sa tombe est régulièrement visitée par des fans inconsolables. Une disparition prématurée qui a plongé tout un pays dans une profonde tristesse. En 5 ans, il avait réussi la noble prouesse de faire l’unanimité autour de son indéniable talent. Il a démarré en écumant les cérémonies familiales, les « kassaks », les séances de « Simb » et surtout les Mbapats. En l’espace de 5 ans, il monte son orchestre dénommé Jaam » (Ndrl : la paix). Il devient le roi du Ravin, dancing sis à Guédiawaye et effectue des tournées en Europe et aux Etats Unis. 17 ans après sa disparition sa légende continue de s’écrire et ses fans, toujours meurtris, savourent ses belles envolées.

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