Invitée de l’émission Faram Facce, Mimi Touré s’est de nouveau exprimée sur la possibilité de voir le président( Macky Sall faire un troisième mandat / Senenews

Mimi Touré : «7 ans plus 5 ans ça fait deux mandats, la Constitution ne dit pas deux mandats de 5 ans consécutifs»

Par Babacar Mbaye

3 mins read

Invitée de l’émission Faram Facce, Mimi Touré s’est de nouveau exprimée sur la possibilité de voir le président( Macky Sall faire un troisième mandat. D’après l’ex-premier ministre, la Constitution est clair et même lors du référendum en 2016, tous les membres de la mouvance présidentielle avaient garanti aux Sénégalais que nul ne pourra faire plus de deux mandats consécutifs.

« Le président doit parler, le 31 décembre aux sénégalais et leur dire qu’il ne fera pas de 3e candidature. Faire baisser la tension et ramener la sérénité chez les sénégalais. Et puis on continue le parcours démocratique. Après les sénégalais votent pour le candidat qu’ils veulent. Dire que le premier mandat n’est pas pris en compte par l’actuelle constitution ce n’est pas ce qu’on avait dit aux sénégalais en 2016. On a fait le tour du Sénégal pour dire aux sénégalais qu’on a changé la constitution et que nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. Pourquoi ne leur avions-nous pas dit que c’est deux quinquennats. Donc on les bernait ? Les sénégalais ont la tête sur les épaules, on ne les berne pas en changent de propos », a-t-elle fait savoir.

Pour Mimi Touré, ceux qui brandissent l’idée selon laquelle le premier mandat de 7 ans de Macky Sall ne compte pas sont complètement en dessous de la plaque. « 7 ans plus 5 ans ça fait deux mandats. La constitution ne dit pas «deux mandats de cinq ans consécutifs ». Qu’on applique ce qu’on avait dit aux sénégalais et il n’y aura pas de manifestations, pas de morts, pas de blessés etc. », précise Mimi Touré.

Elle demande également aux chefs religieux et coutumiers de parler au président Sall. « Que ceux qui peuvent discuter avec le président de la République, discutent avec lui. Vraiment. Les chefs religieux, les chefs coutumiers et autres. Parce que beaucoup commencent à s’inquiéter », lance-t-elle.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Article précédent

Assemblée nationale 2022: Guy Marius Sagna dénonce le favoritisme

Article suivant

Assemblée nationale : Démarrage des travaux des sessions plénières pour l’adoption des projets de budget 2023

Latest from Actualités