La vraie fausse disparition de Diary Sow / Emedia

La vraie fausse disparition de Diary Sow

Par Babacar Mbaye

4 mins read

2021 tire à sa fin. Pour l’occasion, Emedia lance une série d’articles revenant sur les dix faits marquants de l’actualité durant l’année écoulée. Aujourd’hui retour sur l’affaire Diary Sow.

L’affaire a mis en émoi tout un pays. « Mais où est Diary Sow ? Pourvu qu’il ne lui soit arrivé rien de mal ! Qu’elle nous revienne saine et sauve ! ». L’inquiétude grandit après cinq jours sans aucune nouvelle de l’élève qui a séduit le Sénégal. Diary Sow, meilleure élève du Sénégal en 2018 et 2019, a imprimé de manière indélébile son nom sur l’histoire du Concours général, en réussissant l’exploit d’être consacrée deux fois consécutivement.

À la surprise générale, l’étudiante au Lycée Louis Le Grand de Paris avait manqué la reprise des cours le 4 janvier 2021, suscitant l’émoi au Sénégal comme en France. Avant que l’enquête ouverte ne démontre que la jeune femme s’était éclipsée volontairement. La jeune romancière, réapparue au mois de février, avait répondu qu’elle avait simplement eu besoin de « couper les ponts”.

Certains continuent de lui reprocher ce qu’ils qualifient de caprice.

Diary Sow, auteure d’un premier roman, Sous le visage d’un ange (L’Harmattan), paru en janvier 2020, est revenue, cette année, avec ’’Je pars’’ (Robert Laffont), en 2021. Son nouveau roman raconte l’histoire de Coura, Française d’origine sénégalaise qui décide d’échapper à sa vie. Elle quitte Paris sans prévenir personne, puis revient des semaines plus tard, changée à jamais. Mais, c’est une façon pour la jeune écrivaine de régler ses comptes avec ceux qui lui reprochent son écart de conduite. « Le livre au complet est une façon de dire, je vous emmerde… Je me suis sentie comme emprisonnée par l’opinion des autres. Par la conception du personnage qu’ils ont construit autour de moi. Ça, je l’ai ressenti après mon retour. Quand je me suis rendue compte que je n’avais pas le droit de faire, ce que j’avais fait, et qu’on me niait ce droit”, a-t-elle déclaré, après son retour en France.

En effet, l’ancienne pensionnaire du Lycée d’excellence de Mbour a réintégré le Lycée Louis Le Grand où elle était étudiante en 2e année, grâce à Harouna Dia, un riche homme d’affaires sénégalais, connu du grand public, en 2012, après l’élection du Président Macky Sall.

« Ma virginité, je la traine comme un fardeau », un des passages du livre de la jeune romancière, a également nourri la polémique sur les réseaux sociaux.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Article précédent

Coûts, caractéristiques techniques... : Le Ter de A à Z

Article suivant

Guy Marius Sagna : “Le TER de Macky est 20 fois plus scandaleux que le Monument qu’il dénonçait…”

Latest from Actualités