« Il est du devoir de tous de s’impliquer pour l’arrêt du conflit », (Macky Sall) / Journal de Bangui

« Il est du devoir de tous de s’impliquer pour l’arrêt du conflit », (Macky Sall)

Par Babacar Mbaye

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« Il est du devoir de tous de s’impliquer pour l’arrêt du conflit ». L’appel est lancé par le chef de l’État, Macky Sall, sur l’invasion militaire russe en Ukraine. Le président en exercice de l’Union africaine de préciser que l’UA dont il assure la présidence « n’a pas la prétention de faire taire les armes, mais quand le sort de l’humanité est en jeu, nous avons tous l’obligation d’appeler à la paix parce que nous avons une humanité commune. » C’était d’ailleurs le sens de son initiative, consistant à parler au président russe, Vladimir Poutine.

En effet, interpellé par le journal français L’humanité, il a souligné que « cet appel était à (son) initiative, ajoutant que « le président Poutine a bien voulu y donner suite sans tarder. C’était un dialogue serein et courtois de près d’une demi-heure. Il a pris soin de m’écouter et m’a aussi expliqué sa version des facteurs explicatifs de la crise en indiquant qu’il restait ouvert au dialogue. » En revanche, a-t-il soutenu, inquiet, « cette crise est majeure en ce sens qu’elle implique directement une grande puissance et fait réagir d’autres grandes puissances, les unes et les autres étant dotées des plus grandes capacités militaires du monde, y compris l’arme nucléaire. »

Poursuivant, il a indiqué que « les répercussions de la guerre en Ukraine sur l’économie, le pouvoir d’achat au Sénégal et sur le continent africain ne peuvent être que néfastes, avec la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures et des autres produits essentiels, y compris alimentaires, alors même que le monde continue encore de subir l’impact de la pandémie de Covid. »

Selon lui, « il faut gagner au plus vite la bataille de notre souveraineté alimentaire. » D’autant plus que « devant tant d’incertitudes et de facteurs aggravants d’une crise qui s’ajoute à une autre », le retour des émeutes de la faim qui avaient secoué l’Afrique en 2007 et 2008 n’est pas à exclure.

Avant Macky Sall, c’est le président français qui a tiré la sonnette d’alarme, indiquant que sans nouvelle stratégie de production, « dans 12-18 mois, l’Europe et l’Afrique seront très profondément déstabilisées sur le plan alimentaire ».

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