Alioune Tine: “Macky Sall a été en première ligne dans la lutte contre le 3e mandat…” / Laviesenegalaise
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Alioune Tine: “Macky Sall a été en première ligne dans la lutte contre le 3e mandat…”

Par Babacar Mbaye

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Alioune Tine s’est entretenu avec le quotidien l’Indépendant, ce lundi 15 novembre. Le Président fondateur de AFRIKAJOM Center a été interpellé sur les élections locales, la violence sur l’échiquier politique, la question du troisième mandat au Sénégal, les cas Karim Wade, Khalifa Sall et Ousmane Sonko. Morceaux choisis.

Troisième mandat…

Quand le Président de la République Macky Sall a rencontré la société civile suite aux événements du mois de mars, il a dit clairement qu’il n’a jamais dit qu’il ferait un troisième mandat. Le Président Macky SALL n’habite même pas au palais de la République comme l’ont fait ses prédécesseurs et la plupart des présidents en Afrique. Pensez-vous sincèrement que quelqu’un qui voudrait prendre racine au pouvoir agirait ainsi ?” S’est interrogé Alioune Tine.

Pour le droit de l’hommiste, “l’intérêt pour le Sénégal, pour l’Afrique dont Macky Sall est présentement le leader est d’avoir un modèle et une référence en matière de leadership dans le respect de la limitation des mandats à deux, c’est-à-dire quelqu’un qui, au terme de son mandat sort dignement par la grande porte et évite à son peuple des convulsions inutiles. Le Président Macky Sall a été en première ligne dans la lutte contre le troisième mandat en 2011, un génie politique comme lui ne saurait faire une erreur politique aussi grossière et dangereuse pour son pays et pour son image en Afrique et dans le monde“.

Violence sur le terrain politique et la démarche du Président Macky Sall…

Le Président fondateur de AFRIKAJOM Center estime que la violence politique qui a fait irruption sur la scène politique “ne surprend pas ceux qui suivent de près l’évolution de la situation politique. La violence politique, verbale ou physique est une donnée de la vie politique sénégalaise chaque fois que nous avons des élections à enjeux élevés. L’implication personnelle du Président de la République comme chef de la coalition BBY, exacerbe la compétition pour les locales de 2021. Depuis les événements du mois de mars, nous avons comme une espèce de basculement politique qui donne une sorte d’équilibre par la peur. Les dernières déclarations du Président Macky et les réponses des leaders de l’opposition le prouvent à suffisance“.

Il poursuit : “L’apparition de jeunes loups politiques aux dents longues, pressés qui croient que leur heure a sonné expliquent les tensions et énervements. Ils sont perçus comme de nouvelles menaces pour bien des acteurs. On va vers une espèce de guerre des égos où tous les coups sont permis. D’où l’intérêt qu’il y a à surveiller comme du lait sur le feu ces élections locales. Ce sont comme des primaires anticipées de la présidentielle“.

Karim Wade, Khalifa Sall et Ousmane Sonko…

La question de l’éligibilité de Khalifa, de Karim et Sonko du fait des soucis judiciaires devrait trouver une réponse concrète avant 2024. C’est un contentieux démocratique lourd quel que soit le bout par lequel on le prend. Concernant Khalifa et Karim, si la justice du pays les condamne, les justices internationale et régionale estiment qu’ils n’ont pas eu un procès équitable. Quant à Sonko, il n’est pas encore fixé sur son sort, les tentatives pour l’écouter ont contribué aux événements de mars. Il est sous contrôle judiciaire, et son procès sera une épreuve pour lui, la justice et la démocratie sénégalaise“, précise Alioune Tine.

Non sans rappeler qu’il “faut absolument trouver les solutions politiques qui permettront la participation permettant aux trois candidats de participer à la prochaine présidentielle. Les sénégalais sont confrontés aux inondations, à la vie chère entre autres et il est reproché au Président Macky Sall son mutisme. D’aucuns trouvent qu’il n’est plus proche de la population“.

Trafic de passeports diplomatiques…

Alioune Tine estime que cette affaire de passeports diplomatique est “scandaleuse“. Toutefois, il reconnait que “les autorités ont pris la mesure de la gravité des actes et de ses conséquences sur l’image du Parlement sénégalais dans le monde et ont levé l’immunité des deux Députés qui doivent faire face à la justice“.

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