Agression du Président Ousmane Sonko à Ziguinchor : les signes avant-coureurs d’une fin de règne

Par Abdou SONKO

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Pendant cette journée du lundi 11 octobre 2021, la première chose à retenir d’abord est que le Président Ousmane Sonko, en visite à Ziguinchor, a été accueilli par une foule immense montrant par la même occasion sa force et son leadership incontesté dans la zone sud du pays, la Casamance.

Vivement ovationné par la foule durant tout son parcours, ses visites de proximité l’ont emmené à rencontrer les opérateurs économiques au quartier de Boucotte au siège de l’Union Nationale des Commerçants et Industriels du Sénégal (Unacois). Ce n’est quand même pas la faute à personne, pas plus à Bathie qu’à Samba, que le siège de l’Unacois fait face à la maison de Doudou Ka.

Mais malheureusement, la deuxième chose à retenir est que, comme le montre plusieurs des vidéos qui circulent actuellement sur internet, des nervis ont planifié une agression en bonne et due forme pour venir provoquer et attaquer des militants de Pastef, caillasser la voiture du Président Ousmane Sonko.

Barbarie du pouvoir en place et de ses partisans, mesquinerie inutile et dangereuse, comportement inacceptable dans un pays où l’on devrait respecter l’état de droit et la liberté d’aller et de venir… c’est tout un florilège de condamnations de cette violence gratuite que l’on a pu lire et entendre sur tout le territoire national et à l’internationale.

La troisième chose à retenir est que malheureusement des blessés ont été évacués à l’hôpital de Ziguinchor, des militants de Pastef, mais aussi certainement du côté des agresseurs. « Un acte imbécile… dont les responsables doivent être identifiés… et traduit devant les tribunaux » pour reprendre les propos et la réaction du premier ministre Abdoul Mbaye.

A croire que le pouvoir en place et ses partisans cherchent coûte que coûte à susciter des troubles sociales et politiques et à déstabiliser le pays. Peut-être étant certains que leur rêve de remporter les prochaines élections s’amenuise de jour en jour, ils essaient d’installer le chaos pour donner prétexte à repousser encore une fois les élections locales du 23 janvier 2022.

Pendant ce temps, les avocats du Président Ousmane Sonko ont déposé des requêtes auprès du juge d’instruction pour ainsi disposer du dossier et qu’une date soit fixée pour les auditions sur le fond. Mais, pour l’instant, rien ne bouche. Il s’avère que le dossier transmis par le juge au procureur de la république pour avis avant de pouvoir rendre son ordonnance n’est toujours pas disponible. Ce dernier ne semble pas enclin à ce que le dossier avance et que cette affaire soit rapidement jugée et vidée et que l’on passe à autre chose.

Pendant ce temps, des activistes et défenseurs du droit des citoyens comme Guy Marius Sagna sont arbitrairement arrêtés et jugés sous l’action diligente du même procureur de la république, là où des faussaires et trafiquants de passeports diplomatiques sont laissé libres et que le même procureur, avec suffisamment d’éléments ne s’empresse pas du tout pour se saisir des dossiers.

Tout ceci ne reflète que les signes avant-coureurs d’une fin de règne. La cacophonie qui caractérise le gouvernement et ceux qui le soutiennent, avec les attaques répétées contre l’actuelle Ministre des affaires étrangères Aissata Tall Sall sur le scandale des passeports diplomatiques, en est le parfait exemple et confirme le profond malaise dans lequel patauge le régime de Macky Sall.

Pendant ce temps, la Coalition Yewwi Askan Wi poursuit sa route et se met en place dans toutes les localités du Sénégal, sans tambour ni trompette, dans le calme et hors de toute violence.

Ensemble nous sommes forts.
Abdou SONKO

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