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Achat d’un nouvel avion présidentiel : les vraies raisons dévoilées

Par Mike

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Même s’ils n’ont pas fait l’effet de publicité du fait de l’attachement très fort du Président Macky Sall à la discrétion, d’autres problèmes beaucoup plus sérieux sont survenus ces dernières années avec «La Pointe Sarène», qui ont été porteurs de risque considérable et de dommage pour le Sénégal : d’une part, à plusieurs reprises, la sécurité du Président de la République a été compromise avec la survenue de problèmes techniques et mécaniques à bord de l’avion de commandement ; d’autre part, ces incidents ont eu un impact désastreux sur l’image de la souveraineté du Sénégal, informe Le Soleil.

En juin 2019, après avoir pris part au Sommet du G20 à Osaka au Japon, le Président de la République rembarque pour rentrer au Sénégal. Au décollage, un incident se produit : l’avion subit une panne de démarreur qui oblige le débarquement à la hâte de Macky Sall et de sa suite et leur retour à l’hôtel pour une longue attente, le temps que les Japonais réparent la panne.

Ensuite, au dernier sommet des Chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), bis repetita. Cette fois-ci, « La Pointe Sarène» tombe complètement en panne, obligeant le Président du Niger à prêter son avion de commandement à son homologue sénégalais pour son retour à Dakar.

Enfin, à la veille du mini-sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) tenu le 15 septembre 2020 à Accra et consacré à la crise malienne, « La Pointe Sarène» est encore clouée au sol, à Dakar. Le Président ghanéen, Nana Akufo-Addo, tenant coûte que coûte à la participation du Président de la République à cette rencontre cruciale, dut se résoudre à envoyer à Dakar son avion pour transporter Macky Sall.

Et la liste des pannes de l’avion de commandement présidentiel et des coups sur l’image du Sénégal n’est pas exhaustive, qui ont fondé l’impérieuse nécessité d’acquérir un appareil neuf.

Pour rallier Dubaï depuis le Sénégal, «La Pointe Sarène» fait escale au Tchad, à Ndjaména. En aller-retour, entre la taxe d’atterrissage, le coût du balisage, le carburant et les frais d’assistance, c’est trente (30) millions de francs Cfa. Si c’est une escale au Nigéria, ça passe au double. Avec l’Airbus A320 Neo, qui consomme dix-sept pourcent (17%) moins de carburant que l’A319, et a donc un rayon d’action considérable, le Trésor sénégalais est dispensé de cette dépense et de tant d’autres de même type. Et sur le même trajet, là où «La Pointe Sarène» ne peut transporter que quinze passagers pour pouvoir embarquer le maximum de carburant, l’A320 Neo aura le double : trente. (Le Soleil)

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